Cette ouverture survient quelques jours seulement après une forte montée des tensions entre les deux voisins, marquée par de nouveaux tarifs américains, des contre-tarifs canadiens et l’annonce de mesures supplémentaires par Washington.
🇺🇸 Trump : un accord pourrait arriver « assez rapidement »
Lors d’un déplacement à Dublin, Donald Trump a été interrogé sur l’état des relations commerciales entre les États-Unis et le Canada.
Le président américain a affirmé que le Canada souhaitait fortement parvenir à une entente avec Washington et s’est montré relativement optimiste quant à la possibilité de trouver un compromis.
Selon Trump, une entente pourrait intervenir « fairly soon », que l’on peut traduire par « assez rapidement ».
Cette déclaration marque un changement de ton après plusieurs jours de critiques particulièrement sévères de l’administration américaine envers Ottawa.
Il faut cependant rester prudent : Trump n’a annoncé ni date précise, ni accord de principe, ni entente définitive.
À ce stade, ses propos représentent donc une ouverture politique vers de nouvelles discussions, et non l’annonce d’un accord déjà conclu.
🌾 Trump maintient la pression sur le Canada
Cette ouverture ne signifie toutefois pas que le président américain a abandonné ses revendications commerciales.
Donald Trump continue de dénoncer certaines barrières canadiennes qui, selon Washington, désavantagent les agriculteurs et les exportateurs américains.
Le secteur agricole, et particulièrement le commerce des produits laitiers, demeure l’un des principaux points de friction entre les deux gouvernements.
L’administration Trump réclame notamment davantage de « réciprocité » dans les échanges commerciaux avec le Canada.
Une éventuelle entente devra donc résoudre plusieurs différends importants avant qu’Ottawa et Washington puissent véritablement tourner la page sur leur confrontation commerciale.
🇨🇦 Carney laisse également la porte ouverte
Du côté canadien, Mark Carney adopte lui aussi une position prudente, mais ouverte au dialogue.
Lors de la rencontre de son Cabinet à Banff, en Alberta, le premier ministre a qualifié les dernières mesures américaines de « relativement modestes » comparativement à certaines actions commerciales précédentes de Washington.
Surtout, Carney n’a pas annoncé immédiatement une nouvelle vague de représailles.
Le gouvernement canadien continue d’évaluer les conséquences des mesures américaines et affirme demeurer disposé à négocier avec Washington si une entente acceptable pour le Canada peut être conclue.
Pour Ottawa, une éventuelle entente devra toutefois protéger les intérêts économiques, les travailleurs, les entreprises et la souveraineté du Canada.
☎️ Carney et Trump maintiennent un dialogue direct
Un autre élément important montre que les relations entre les deux dirigeants ne sont pas rompues.
Mark Carney a récemment confirmé avoir parlé directement à Donald Trump « à quelques reprises » au cours des derniers jours.
Leurs échanges ne se limiteraient d’ailleurs pas uniquement au commerce.
Les deux dirigeants ont également discuté de grandes questions internationales, notamment de l’Ukraine et de l’Iran.
Malgré leur confrontation commerciale, Ottawa et Washington continuent donc de maintenir un canal de communication au plus haut niveau.
Ce dialogue direct pourrait devenir déterminant si les deux gouvernements décident de relancer sérieusement les négociations commerciales.
⚔️ Mais la guerre commerciale se poursuit
Malgré ce changement de ton, la crise commerciale n’est pas terminée.
Depuis 0 h 01 le 8 septembre, le Canada applique de nouveaux contre-tarifs de 15 %, 25 % et 50 % sur 27,6 milliards de dollars de marchandises américaines.
Ces mesures constituent la réponse d’Ottawa aux droits américains de 50 % visant, selon le gouvernement canadien, 27,6 milliards de dollars de marchandises canadiennes.
Washington a ensuite annoncé de nouvelles mesures visant le Canada.
Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a accusé Ottawa d’avoir abandonné une entente qui, selon la version présentée par l’administration américaine, était presque finalisée.
Greer a également vivement critiqué la riposte canadienne.
Ottawa défend pour sa part sa décision et soutient qu’il ne pouvait accepter une entente ne protégeant pas suffisamment les intérêts canadiens.
Les deux gouvernements continuent donc de présenter des versions différentes de l’échec des négociations précédentes.
🚨 Le 29 septembre, une échéance à surveiller
Les prochaines semaines pourraient être déterminantes.
Certaines nouvelles restrictions américaines visant des marchandises canadiennes doivent entrer en vigueur le 29 septembre.
Washington prévoit notamment des restrictions concernant certains produits canadiens, tandis que d’autres mesures touchent également l’accès de produits d’origine canadienne à certains programmes d’approvisionnement du gouvernement fédéral américain.
Cette échéance pourrait créer une fenêtre importante pour la diplomatie.
Si Ottawa et Washington réussissent à rapprocher leurs positions avant cette date, une nouvelle escalade pourrait éventuellement être évitée.
Dans le cas contraire, les relations commerciales entre les deux pays pourraient connaître une nouvelle détérioration.
🤝 Un accord Carney–Trump devient-il possible ?
C’est désormais la grande question.
Il y a encore quelques jours, les deux gouvernements échangeaient mesures commerciales et accusations publiques.
Aujourd’hui, Donald Trump évoque publiquement la possibilité d’une entente « assez rapidement », tandis que Mark Carney évite pour le moment une nouvelle escalade et maintient la porte ouverte aux négociations.
Cela ne garantit absolument pas qu’un accord sera conclu.
Les divergences demeurent importantes, notamment concernant l’agriculture, les tarifs douaniers, l’accès aux marchés et les concessions réclamées par Washington.
Mais le ton adopté par les deux dirigeants constitue un signal politique important à surveiller.
🇨🇦🇺🇸 Après l’affrontement, l’heure des négociations ?
Le Canada et les États-Unis entretiennent l’une des relations commerciales les plus importantes au monde. Une confrontation prolongée pourrait avoir des conséquences majeures pour les entreprises, les travailleurs et les consommateurs des deux côtés de la frontière.
Mark Carney doit maintenant déterminer jusqu’où Ottawa peut aller pour parvenir à une entente sans accepter des concessions que son gouvernement considérerait comme contraires aux intérêts du Canada.
Donald Trump, de son côté, continue de réclamer des changements dans la relation commerciale tout en laissant désormais entendre qu’un compromis pourrait être trouvé rapidement.
Après plusieurs jours d’escalade, les prochaines discussions entre Ottawa et Washington pourraient donc déterminer si la guerre commerciale entre dans une nouvelle phase de confrontation ou si Trump et Carney parviennent finalement à ouvrir la voie à un compromis.
Pour l’instant, aucun nouvel accord n’est signé.
Mais après la récente escalade, les déclarations des deux dirigeants indiquent qu’une sortie négociée reste possible.
Dossier à suivre.

