🔴 Greer affirme que le Canada a abandonné un accord presque finalisé

Dans sa déclaration, Jamieson Greer affirme que les négociateurs américains et canadiens ont travaillé intensivement pendant plusieurs semaines afin de parvenir à une nouvelle entente commerciale.

Selon la version présentée par Washington, les discussions avaient mené à un accord presque finalisé qui aurait accordé au Canada un traitement commercial plus avantageux que celui offert aux autres partenaires des États-Unis.

Mais l’administration américaine accuse désormais Ottawa d’avoir quitté la table des négociations.

Greer soutient que le Canada a plutôt choisi de se lancer dans ce qu’il qualifie de « riposte insensée » contre les États-Unis.

Cette affirmation représente toutefois la position officielle de l’administration américaine sur l’échec des négociations et ne constitue pas une conclusion indépendante quant à la responsabilité de leur rupture.

🇺🇸 Washington défend ses nouvelles mesures contre le Canada

Jamieson Greer défend également les nouvelles mesures commerciales annoncées par le président Donald Trump.

Selon lui, elles constituent une « conséquence naturelle » de pratiques canadiennes que Washington considère comme discriminatoires envers plusieurs exportations américaines importantes.

L’administration Trump vise particulièrement les différends concernant les boissons alcoolisées, les produits laitiers et les véhicules automobiles.

Washington invoque notamment la section 338 du Tariff Act of 1930, une disposition de la législation américaine permettant au président de prendre certaines mesures commerciales lorsqu’un pays est considéré comme exerçant une discrimination contre le commerce des États-Unis.

🚨 Trump accentue la pression sur le Canada

La déclaration de Greer intervient après une série de décisions importantes annoncées par Donald Trump.

Selon la Maison-Blanche, le président américain a signé cinq proclamations visant le Canada.

Les États-Unis prévoient notamment d’interdire l’importation de certains produits canadiens relevant des secteurs des boissons alcoolisées, des produits laitiers et de l’automobile. Les interdictions entreront en vigueur le 29 septembre, tandis que certaines modifications apportées aux listes de produits visés par les tarifs prendront effet le 15 septembre.

Donald Trump a également ordonné à son administration de prendre des mesures visant à retirer des produits d’origine canadienne de certains programmes d’approvisionnement de la General Services Administration (GSA), l’agence chargée notamment d’une partie importante des achats du gouvernement fédéral américain.

Selon la Maison-Blanche, environ 50 milliards de dollars de produits canadiens seraient concernés par cette directive.

🇨🇦 La riposte canadienne est entrée en vigueur à 0 h 01

Cette nouvelle escalade américaine survient le jour même où les contre-tarifs canadiens sont entrés en vigueur.

Depuis 0 h 01 mardi, Ottawa applique de nouveaux droits de douane allant de 15 % à 50 % sur une vaste gamme de marchandises américaines.

Les mesures canadiennes touchent notamment l’acier, l’aluminium, certains produits agricoles ainsi que différents biens de consommation.

Le premier ministre Mark Carney défend cette riposte et soutient que le Canada doit parallèlement accélérer sa stratégie de diversification économique afin de devenir moins dépendant du marché américain.

⚔️ Washington et Ottawa se renvoient la responsabilité

Le conflit dépasse désormais largement la simple question des droits de douane.

Washington accuse Ottawa de pratiques commerciales discriminatoires et de représailles injustifiées.

Le gouvernement canadien présente, de son côté, ses contre-tarifs comme une réponse directe aux mesures américaines frappant les exportations canadiennes.

La version défendue par l’administration Trump est particulièrement sévère : Washington soutient que le Canada avait la possibilité de conclure une entente commerciale avantageuse, mais aurait choisi de se retirer des négociations.

Ottawa défend plutôt sa décision de ne pas accepter les conditions américaines et présente sa stratégie comme une défense des travailleurs, des entreprises et des intérêts économiques canadiens.

Les deux gouvernements proposent donc des lectures profondément différentes de l’échec des négociations.

🇨🇦🇺🇸 Une confrontation qui dépasse désormais les tarifs

Les développements du 8 septembre montrent que le conflit commercial entre les deux voisins entre dans une phase beaucoup plus large.

Les mesures américaines ne concernent désormais plus uniquement les droits de douane. Elles pourraient également affecter l’accès de certains produits canadiens au marché américain ainsi que la participation de fournisseurs canadiens aux programmes d’approvisionnement du gouvernement fédéral américain.

La question est maintenant de savoir si cette pression supplémentaire ramènera Mark Carney et Donald Trump à la table des négociations — ou si Ottawa choisira de préparer une nouvelle réponse.

Pour les entreprises, les travailleurs et les consommateurs des deux côtés de la frontière, cette escalade accroît l’incertitude.

En l’espace de quelques heures, Ottawa a déclenché sa nouvelle riposte tarifaire, Donald Trump a annoncé de nouvelles mesures contre le Canada et Jamieson Greer a publiquement accusé le gouvernement canadien d’avoir abandonné une entente presque conclue.

La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis vient donc d’entrer dans une nouvelle phase de confrontation, dont les conséquences économiques et politiques pourraient continuer de s’étendre au cours des prochaines semaines.

BBJ continuera de suivre les réactions d’Ottawa et de Washington ainsi que tout éventuel retour à la table des négociations.

Dossier Ă  suivre.

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