Pour cette nouvelle période, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) prévoit accepter jusqu’à 2 970 demandes de permis d’études, du 26 août 2026 au 25 août 2027. Le programme vise des étudiants francophones provenant de pays et de régions qui ont historiquement connu des taux élevés de refus de permis d’études.
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Pour les Haïtiens souhaitant poursuivre leurs études au Canada, la nouvelle est importante : Haïti figure officiellement sur la liste des pays admissibles au programme, aux côtés de plusieurs pays francophones d’Afrique, du Moyen-Orient et des Amériques.
Toutefois, il ne s’agit pas d’un programme permettant d’obtenir automatiquement la résidence permanente simplement en arrivant au Canada comme étudiant.
Le candidat doit d’abord être accepté dans un établissement d’enseignement désigné participant au programme, situé à l’extérieur du Québec. Le programme d’études choisi doit être postsecondaire, à temps plein, durer au moins deux ans, mener à l’obtention d’un diplôme ou d’un grade et offrir plus de 50 % des cours en français.
L'étudiant doit également démontrer une connaissance suffisante du français, soit au minimum le niveau 5 des Niveaux de compétence linguistique canadiens (NCLC) dans les quatre compétences : expression orale, compréhension orale, lecture et écriture.
Une véritable voie vers la résidence permanente
C’est ici que le programme devient particulièrement intéressant.
Après avoir terminé avec succès son programme d’études admissible, le diplômé pourra présenter une demande de résidence permanente directement dans le cadre de ce programme pilote, sans devoir nécessairement passer par un autre programme d’immigration économique. IRCC indique que ce volet de résidence permanente doit ouvrir durant l’hiver 2027.
Pour être admissible à cette étape, l'étudiant devra notamment avoir obtenu son permis d'études dans le cadre du programme pilote, avoir terminé les études admissibles et résider au Canada à l'extérieur du Québec avec l'intention d'y demeurer.
Une fois la demande de résidence permanente déposée, le diplômé pourra également être admissible à un permis de travail ouvert, lui permettant de travailler au Canada, hors Québec, pendant le traitement de son dossier.
👨‍👩‍👧 La famille peut également être concernée
Autre élément important : le programme prévoit certaines mesures pour la famille de l'étudiant.
Selon IRCC, l'époux ou le conjoint de fait ainsi que les enfants à charge peuvent, selon leur situation, accompagner le candidat. Ils peuvent notamment être admissibles à un visa de visiteur, un permis d'études ou un permis de travail ouvert.
Les participants et certains membres de leur famille peuvent également avoir accès gratuitement à des services d'établissement pendant les études et durant certaines étapes du processus d'immigration.
💰 Il faut quand même démontrer des ressources financières
Le programme ne supprime pas les exigences financières.
Le candidat doit démontrer qu'il possède suffisamment d'argent pour couvrir les frais de scolarité de la première année, le transport vers le Canada et les frais de subsistance.
Le montant exigé pour les frais de subsistance varie toutefois selon la taille de la communauté où se trouve l'établissement. Pour une personne seule, il peut actuellement aller d'environ 15 761 $ à 22 895 $ CAN, en plus des frais de scolarité et de déplacement.
Cette approche vise notamment à mieux tenir compte des différences du coût de la vie entre les grandes villes canadiennes et les communautés plus petites.
Pourquoi le Canada mise-t-il sur les étudiants francophones ?
Le gouvernement canadien cherche à augmenter la présence francophone à l'extérieur du Québec, particulièrement dans des provinces comme l'Ontario, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick et d'autres régions où existent des communautés francophones minoritaires.
En juillet 2026, Ottawa a d'ailleurs annoncé la prolongation du programme jusqu'en août 2027. Selon le gouvernement, 515 étudiants francophones et 150 membres de leur famille étaient déjà arrivés au Canada grâce au programme. Les premiers participants pourraient terminer leurs études et devenir admissibles à la résidence permanente dès 2027.
Le gouvernement affirme également vouloir réduire certains obstacles auxquels les étudiants francophones provenant d'Afrique, du Moyen-Orient et des Amériques ont historiquement été confrontés lorsqu'ils demandaient un permis d'études canadien.
Une opportunité importante, mais pas une résidence permanente automatique
Pour les jeunes Haïtiens francophones qui souhaitent étudier et éventuellement construire leur avenir au Canada, ce programme représente donc une opportunité réelle et officielle.
Mais il faut éviter les raccourcis circulant sur les réseaux sociaux : le Canada n'accorde pas automatiquement la résidence permanente à tous les étudiants francophones.
Il existe un parcours précis : être citoyen d'un pays admissible, maîtriser suffisamment le français, obtenir une admission dans un établissement participant, suivre un programme admissible d'au moins deux ans, satisfaire aux exigences financières et d'immigration, terminer ses études puis remplir les conditions permettant de présenter la demande de résidence permanente.
Pour ceux qui répondent à ces critères, toutefois, le programme crée quelque chose de particulièrement intéressant : un parcours d'études spécialement conçu avec une voie vers l'établissement permanent au Canada.
Pour Haïti, pays officiellement admissible, cette nouvelle période ouverte depuis le 26 août 2026 mérite donc une attention particulière de la part des étudiants et des familles qui envisagent sérieusement un projet d'études au Canada.
✍️ James Guilloux Bat Bravo Pou La Jenès 29 août 2026

