Les tarifs imposés par l’administration de Donald Trump, les services de garde, l’avenir des CLSC, l’intelligence artificielle et la situation économique du Québec figurent notamment parmi les sujets qui alimentent les échanges.
🇺🇸 Les tarifs de Trump s’invitent dans la campagne
La guerre commerciale avec les États-Unis prend une place grandissante dans la campagne électorale.
La cheffe de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette, insiste particulièrement sur les conséquences économiques des tarifs américains. Elle reproche notamment à ses adversaires de ne pas accorder suffisamment d’importance à cette menace pour les entreprises, les travailleurs et l’économie québécoise.
De son côté, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, accuse la CAQ d’utiliser Donald Trump pour accentuer les inquiétudes de la population et détourner l’attention de son propre bilan.
Le débat devrait continuer de prendre de l’ampleur. Christine Fréchette doit d’ailleurs interrompre temporairement sa campagne lundi afin de réunir ses ministres lors d’un conseil des ministres spécial consacré aux conséquences des tarifs américains et des contre-tarifs canadiens sur l’économie du Québec.
👶 Les CPE deviennent un enjeu électoral important
Les services de garde occupent également une place majeure dans la campagne.
La CAQ a notamment promis la création de 25 000 nouvelles places en garderie, ainsi qu’une prime de 10 000 $ destinée aux nouvelles éducatrices en CPE, une proposition qui a rapidement suscité des réactions chez ses adversaires.
Le dossier touche directement à la pénurie de personnel ainsi qu’aux difficultés rencontrées par de nombreuses familles québécoises pour obtenir une place en service de garde.
Les partis devront donc convaincre les parents que leurs propositions permettront non seulement d’augmenter le nombre de places disponibles, mais également d’assurer la présence d’un personnel suffisant pour maintenir et améliorer ces services.
🏥 Québec solidaire veut remettre les CLSC de l’avant
La santé demeure évidemment un enjeu incontournable de la campagne.
Québec solidaire, dirigé dans cette campagne par Ruba Ghazal, souhaite notamment remettre les CLSC au cœur des services de première ligne.
La formation politique veut renforcer les soins de proximité afin que davantage de Québécois puissent obtenir des services près de chez eux, plutôt que de devoir dépendre systématiquement des urgences hospitalières.
L’accès aux soins, les délais d’attente et la disponibilité des services de première ligne devraient demeurer parmi les grands enjeux jusqu’au scrutin.
🤖 L’intelligence artificielle fait son entrée dans le débat politique
Autre phénomène marquant de cette campagne : l’intelligence artificielle.
Le Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime a notamment proposé d’utiliser davantage l’IA au sein de l’appareil gouvernemental, dans l’objectif de générer d’importantes économies.
Mais l’IA ne concerne plus uniquement les programmes électoraux. Cette campagne québécoise se déroule également dans un environnement où l’intelligence artificielle générative occupe une place croissante dans la communication politique et sur les réseaux sociaux.
Son utilisation par l’État, les économies potentielles, ses conséquences sur l’emploi et l’encadrement de cette technologie pourraient ainsi devenir des sujets de plus en plus importants au cours des prochaines semaines.
🗺️ Les chefs poursuivent leur bataille sur le terrain
Ce dimanche, Paul St-Pierre Plamondon doit notamment passer par Montmagny avant de poursuivre sa tournée vers Kamouraska et Rimouski.
Le chef libéral Charles Milliard fait campagne à Gatineau avant de se rendre dans les Laurentides et à Laval.
Éric Duhaime poursuit sa tournée dans les secteurs de Pont-Rouge et Grondines, tandis que Ruba Ghazal doit être présente à Québec avant de se rendre à Rimouski.
Christine Fréchette ne participe, pour sa part, à aucune activité électorale publique aujourd’hui, laissant notamment le vice-premier ministre sortant Ian Lafrenière représenter la CAQ sur le terrain.
🗳️ Une campagne qui commence à prendre forme
Après onze jours de campagne, les grandes lignes de la bataille électorale deviennent progressivement plus visibles.
Économie, relations commerciales avec les États-Unis, santé, services de garde, coût de la vie, intelligence artificielle et avenir politique du Québec : les partis cherchent maintenant à imposer leurs priorités dans le débat public et à convaincre les électeurs.
Les prochains jours pourraient être déterminants.
Un premier grand rendez-vous télévisé réunissant les cinq principaux chefs est prévu le 9 septembre, avant un débat économique le 17 septembre et le débat des chefs le 23 septembre.
Les Québécois seront finalement appelés aux urnes le 5 octobre 2026.
À moins d’un mois du vote, la bataille pour former le prochain gouvernement du Québec est donc pleinement engagée.
BBJ continuera de suivre la campagne électorale ainsi que les propositions des différents partis.
✍️ James Guilloux
Bat Bravo Pou La Jenès — BBJ

