James Guilloux appartient à cette deuxième catégorie.

Citoyen canadien d’origine haïtienne, né le 17 novembre 1994, il construit depuis plus d’une décennie un parcours professionnel à la croisée de la radio, de la production audiovisuelle, du streaming, du numérique et, plus récemment, de l’intelligence artificielle.

De Port-au-Prince à Montréal, son parcours accompagne les profondes transformations de l’industrie médiatique : des studios de radio traditionnels aux plateformes numériques, du travail technique en régie à la production multiplateforme, puis au développement de projets Web et d’applications.

Pour Bat Bravo Pou La Jenès, cette trajectoire justifie le qualificatif de « génie caché ». Il ne s’agit pas d’un titre officiel, mais d’une expression qui renvoie à un parcours largement construit dans les coulisses, au croisement de la technique, de la création, de l’innovation et de la diffusion internationale.

Des débuts précoces dans la radio haïtienne

L’histoire professionnelle de James Guilloux commence en Haïti, alors qu’il est encore très jeune.

Selon son récit, il fait ses premiers pas à Radio Télé Caraïbes, à la ruelle Chavannes, en 2009, alors qu’il poursuit ses études à Port-au-Prince.

Il commence comme simple employé, mais cette première expérience lui permet rapidement de découvrir les différentes facettes du fonctionnement d’une station de radio : le son, la programmation, la production et la diffusion.

C’est dans cet environnement qu’il développe progressivement une véritable passion pour la technique et la production radiophonique.

Son parcours le conduit également vers SkyFM et Sky TV, où il collabore notamment avec DJ Valmix et Tonymix, dans le domaine de la programmation musicale. Cette expérience contribue à renforcer une compétence qui deviendra l’une de ses principales caractéristiques professionnelles : comprendre la programmation, la technique et la diffusion comme les composantes d’un même système.

Au fil de ses premières années dans le milieu, Guilloux perfectionne également sa maîtrise de plusieurs outils professionnels, notamment Adobe Audition, Adobe Premiere Pro, DaVinci Resolve, Logic Pro, RadioBOSS, PlayBox, vMix, OBS Studio, Wirecast et mimoLive.

La technologie n’est alors plus simplement un outil de travail : elle devient progressivement le cœur de son métier.

De RFM à Espace FM : une progression dans les responsabilités

Après ses premières expériences, James Guilloux poursuit son parcours à RFM, où il collabore avec le journaliste et animateur Laventure Ernest Edouard, connu sous le nom de Mòlòskòt, notamment autour de l’émission politique Les Grands Dossiers.

Cette période constitue une nouvelle étape dans son évolution professionnelle.

À travers la production d’émissions et le travail en régie, Guilloux approfondit sa connaissance des exigences liées aux programmes politiques et aux productions en direct.

Après le départ de Mòlòskòt pour Miami, son parcours prend une nouvelle direction.

Selon son récit, Patrick Moussignac, dirigeant de Radio Télé Caraïbes, fait alors appel à lui pour poursuivre son travail au sein d’Espace FM, située à la rue Marcelin.

Cette fois, Guilloux ne se limite plus à l’exécution technique.

Il assume notamment les fonctions de chef opérateur, avec la responsabilité d’une équipe d’environ six personnes et la supervision d’une partie des opérations techniques quotidiennes de la station.

Cette progression marque un tournant : celui qui avait commencé comme simple employé se retrouve désormais à coordonner des opérations techniques et à travailler directement avec plusieurs professionnels du milieu médiatique.

Espace International et la collaboration avec Fernando Estimé

À Espace FM, James Guilloux collabore également avec le journaliste Fernando Estimé, figure connue du milieu médiatique haïtien et de la diaspora.

Ensemble, ils participent notamment à la conception d’Espace International, une émission consacrée à l’actualité internationale.

Cette expérience illustre une évolution importante dans son parcours.

Il ne s’agit plus uniquement de savoir utiliser une console ou gérer une régie. Il faut désormais comprendre comment concevoir une émission, organiser sa production, assurer sa réalisation technique et la rendre accessible au public.

Cette combinaison entre contenu et technologie deviendra progressivement l’une des caractéristiques principales de son profil.

Une expérience avec Radio France Internationale

En 2018, son parcours prend également une dimension internationale.

James Guilloux travaille sur l’émission culturelle KOZE KILTI, présentée par Dangelo Néard, dans le cadre d’une collaboration impliquant Radio France Internationale (RFI) et l’Institut français en Haïti.

Il intervient notamment comme ingénieur du son, selon son parcours professionnel.

Cette expérience représente une étape importante pour un professionnel qui avait commencé quelques années auparavant dans une station de radio haïtienne. Elle lui permet d’évoluer dans un environnement médiatique différent et de renforcer son expérience dans la production destinée à une audience plus large.

Son parcours fait également état d’activités liées à RFI entre 2018 et 2020.

Durant ses années dans les médias haïtiens, Guilloux indique par ailleurs avoir travaillé en production avec Marc Brégard Anderson, directeur général de Radio Télé Caraïbes.

Ces différentes collaborations contribuent à élargir son expérience au-delà de la simple exploitation technique d’un studio.

De la radio traditionnelle au streaming

Pendant que l’industrie médiatique évolue, James Guilloux évolue lui aussi.

L’arrivée massive des plateformes numériques, des réseaux sociaux et du streaming transforme progressivement la manière dont les émissions sont produites, diffusées et consommées.

Guilloux s’intéresse rapidement à cette transformation.

La radio traditionnelle n’est désormais plus son seul terrain de travail.

Il développe des compétences dans le streaming vidéo, la production télévisuelle, le montage, la diffusion en direct, la gestion de plateformes et la production multiplateforme.

Le changement est considérable.

Une émission autrefois destinée principalement à une antenne peut désormais être diffusée simultanément sur Facebook, YouTube, des plateformes Web et différents services numériques.

Pour Guilloux, le son, l’image, le direct et Internet deviennent progressivement les différentes composantes d’un même environnement de production.

Montréal : une nouvelle étape, sans abandonner les médias

Son installation à Montréal ouvre une nouvelle période de sa vie professionnelle.

Tout en poursuivant son développement au Canada, James Guilloux conserve un lien étroit avec l’univers médiatique haïtien et avec la diaspora.

C’est dans ce contexte qu’il développe Bat Bravo Pou La Jenès — BBJ International, une plateforme consacrée à l’actualité, aux débats, à la politique et aux enjeux touchant Haïti ainsi que les communautés haïtiennes établies à l’étranger.

Le site officiel de BBJ présente d’ailleurs GUX — James Guilloux comme le concepteur et développeur du site.

Son parcours professionnel le présente comme fondateur, producteur exécutif et dirigeant média de Bat Bravo Pou La Jenès (BBJ International) et de GUX TV à Montréal depuis 2020.

Dans le développement de BBJ International, Guilloux collabore également avec plusieurs professionnels et journalistes, dont John Wesley Delva, Joseph Lavell et James Osné.

Parmi les productions associées à cette période figure notamment l’émission Retrouvailles, conçue et produite par James Guilloux.

Il collabore également avec John Colem Morvan, connu pour ses interventions dans le débat public haïtien et auprès de la diaspora.

L’objectif devient progressivement plus large : construire un média capable de réunir radio, vidéo, information, débat, direct et plateformes numériques.

L’intelligence artificielle : une nouvelle frontière

Après la radio, la télévision et le streaming, une nouvelle technologie occupe aujourd’hui une place croissante dans les projets de James Guilloux : l’intelligence artificielle.

Son intérêt pour l’IA ne se limite pas à la génération de textes ou d’images.

Il cherche surtout à comprendre comment ces nouveaux outils peuvent être intégrés dans un environnement professionnel : recherche et organisation de l’information, préparation de contenus, assistance à la rédaction, création visuelle, production audiovisuelle, prototypage Web, automatisation et développement de concepts numériques.

Mais Guilloux défend également une approche prudente.

L’intelligence artificielle peut accélérer certaines tâches, mais elle ne remplace ni l’expérience, ni la créativité, ni le jugement humain.

Dans le domaine médiatique, cela implique notamment de vérifier les informations, contrôler les résultats produits par les outils d’IA et maintenir une séparation claire entre assistance technologique et validation éditoriale.

Pour lui, l’IA devient donc avant tout un outil de productivité, de création et d’expérimentation.

De technicien à créateur de projets numériques

Cette évolution résume finalement une grande partie de son parcours.

Celui qui a commencé dans les studios de radio travaille aujourd’hui dans un environnement où audiovisuel, logiciels, plateformes numériques, applications et intelligence artificielle peuvent se rencontrer.

Cette polyvalence lui permet de réfléchir non seulement au contenu à produire, mais également aux technologies permettant de créer, diffuser et développer ce contenu.

James Guilloux ne se présente pas comme ingénieur en intelligence artificielle.

Son profil correspond davantage à celui d’un professionnel des médias et du numérique qui cherche à intégrer les technologies modernes à ses projets et à créer de nouvelles solutions autour d’elles.

GUX : une marque appelée à dépasser les médias ?

Cette évolution apparaît également derrière une autre identité : GUX.

GUX TV constitue aujourd’hui la partie médiatique la plus visible de cette marque.

Mais les ambitions associées à GUX pourraient aller au-delà de la télévision et de la production audiovisuelle.

James Guilloux travaille également sur des projets liés au Web, aux applications et à différentes solutions technologiques, dont certains sont encore en développement.

Leur contenu sera dévoilé au public au moment opportun.

Cette orientation pourrait marquer une nouvelle étape : passer progressivement de l’utilisation des technologies à la conception de produits et de plateformes numériques.

Producteur, technicien, ancien chef opérateur, spécialiste du direct, professionnel du streaming et entrepreneur médiatique, Guilloux construit ainsi un profil difficile à enfermer dans une seule fonction.

Un professionnel qui préfère construire dans l’ombre

Au fond, le qualificatif de « génie caché » utilisé dans ce portrait renvoie moins à un titre professionnel qu’à une manière de travailler.

Une grande partie de la carrière de James Guilloux s’est déroulée là où le public regarde rarement : dans les studios, les régies, devant les consoles et derrière les systèmes qui permettent à une émission d’exister.

Son parcours l’a conduit de Port-au-Prince à Montréal, puis d’une génération de médias dominée par la radio vers un univers où la production audiovisuelle côtoie désormais le Web, le streaming, les applications et l’intelligence artificielle.

Plus d’une décennie après ses débuts, son parcours semble loin d’être terminé.

Une question demeure alors :

GUX restera-t-elle principalement une signature médiatique ou deviendra-t-elle, avec le temps, une marque capable de porter des projets technologiques dans d’autres secteurs ?

La réponse appartient à James Guilloux.

Une chose est certaine : depuis ses premiers pas dans les studios de radio jusqu’à ses projets actuels dans le numérique, son parcours repose sur une même logique :

apprendre, maîtriser, construire — puis passer à l’étape suivante.

Bat Bravo Pou La JenèsL’information au service de la communauté.